4.1.10

Vers le sud (Laurent Cantet, 2006)

Une plage, un hôtel, ses paillottes, ses cocotiers. Une bande de jeunes garçons qui échangent leurs charmes et leur tendresse contre quelques faveurs. Deux Américaines d'une cinquantaine d'années en mal de tendresse et de sexe et Legba, 18 ans tout au plus, beau comme un dieu, qu'elles viennent retrouver là chaque année et qui va bouleverser leur vie.


La solitude écorchée des personnages, une solitude propice aux failles et aux derapages lesquels entrainent des tourbillons qui entaillent à vif et profondément les psychologies et les trefonds de l'ame.
Charlotte Rampling est d'ailleurs remarquablement glaciale et vénéneuse dans le role d'une femme faussement sure d'elle qui regne en imperatrice au sein d'un hotel de luxe dans les Caraibes.
On pourrait croire au premier abord que L.Cantet choisit de nous délivrer une réflexion lucide sur le theme du tourisme sexuel. Mais il n'en est rien. C'est juste une toile ce fond à un scénario extremement bien écrit qui fait la part belle à une étude psychologique fouillée et passionnante servie par des acteurs impeccables.
L'autre qualité est cette maniere d'instaurer une atmosphere des plus moites. On glisse de plus en plus vers le Sud au fil du film, vers la lenteur,l a nonchalance, la chaleur, la sueur, la luisance des corps jusqu'à atteidre l'envenimement poisseux et brulant du récit. Il y a comme une inquietude, l'ombre d'un danger qui se tisse petit à petit alors que, pourtant, on baigne dans un cocon douillet, un Eden. Et c'est tout ce qui fait la force du film que de laisser entrevoir en filigrane ce qui, tout d'un coup, explosera violemment.
Un film complexe, et donc foisonnant, réussi et magnétique.

2.1.10

Mon meilleur ami (Patrice Leconte, 2006)

Un marchand d'art fait un pari : il a dix jours pour trouver un meilleur ami. Il se lance alors dans un casting fou pour finalement jeter son dévolu sur un chauffeur de taxi volubile et chaleureux. Il va le séduire pour gagner son pari. Mais peut-on tricher avec l'amitié ?


Film très sympa! Le duo Auteuil/Boon fonctionne à merveille. Un scénario à la fois banal et original quand même, avec des situations bien trouvées, à la fois drôles, et où l'on peut se reconnaître. Une comédie un peu trop pleine de bons sentiments, mais fraîche et divertissante, sans en faire trop, sans lourdeur dans l'humour. Un bon moment à passer, et aussi une réflexion sur son rapport aux autres.

31.12.09

Zorionak eta Urte Berri on


Besitos, abrazos y mis mejores deseos para todos los que pasáis por aquí.

Zabriskie Point (Michelangelo Antonioni, 1970)

A heated meeting of students and campus groupies discussing direct political action is attended by Mark (Mark Frechette) who openly declares his willingness to die for the cause while simultaneously alienating himself from the other young radicals. He and a roommate buy hand guns.
Later Mark, gun in boot, watches as a Los Angeles policeman is fatally shot by another protester who has been tear-gassed. Mark is seen on television and without apparent premeditation steals a small plane and flies into the desert where he encounters free-loving and tolerant hippie Daria (Daria Halprin).
Daria is unexpectedly driving to Phoenix to rendezvous with her boss/lover Lee Allen (Rod Taylor). Before she meets Mark she is looking for a specific, albeit non disclosed, place and person but instead encounters a group of young boys who taunt her with sexual cat calls and deviant provocations. After she escapes the boys she is spied from the air by Mark as she fills water for the car radiator. Mark proceeds to buzz her car at one point flying only three feet over Daria as she lies face down in the desert sand.
They eventually meet at the desert shack of an old prospector-type man and then the two new lovers wander the valley, philosophize and make love at Zabriskie Point as the unusual Zabriskie formations erupt in an orgy performed by The Open Theatre (Jerry Garcia of the Grateful Dead provided the music for this scene).

The couple then paint Mark's plane in psychedelic colors in preparation for him to return the plane and resume life in Los Angeles. Daria pleads with Mark to remain a fugitive, travel with her and forget about returning the plane. Mark, believing that he can return the plane and evade the law successfully, flies back to Los Angeles only to be killed on the runway by a policeman after landing.
Daria learns about Marks death on the car radio, drives to Phoenix to the lavish desert home of her boss where she grieves for Mark by leaning into a drenching waterfall. A brief encounter with the Mexican maid in the home crystallizes in Daria's mind the social inequalities Mark had apparently died for. Without hesitation or goodbyes Daria leaves. But as she is driving away she stops to look back and visualize the home exploding in slow motion to the screeching sounds of Pink Floyd. The explosion apparently represents her psychological separation from corporate greed, superficiality, and racial injustice.
Only 1 word 4 this film: BEAUTIFUL.

Le Grand Meaulnes (Alain-Fournier, 1913)

Le roman retrace l'histoire d'Augustin Meaulnes, racontée par son ancien camarade de classe, François Seurel, devenu son ami.
François Seurel et Augustin Meaulnes sont tous deux écoliers dans un petit village de Sologne. Lors d'une escapade, Augustin Meaulnes arrive par hasard dans un domaine mystérieux où se déroule une fête étrange et poétique, pleine d'enfants. Le château est bruissant de jeux, de danses et de mascarades. Meaulnes apprend que cette fête est donnée à l'occasion des noces de Frantz de Galais. Parmi les festivités, des promenades en barque sur un lac sont offertes aux convives ; Meaulnes y rencontre une jeune fille dont il tombe instantanément amoureux. Il ne fait cependant que la croiser et n'aura plus l'occasion de la revoir. En effet, la fiancée tant attendue s'est enfuie, le mariage n'a pas lieu et la fête prend tristement fin.
Revenu à sa vie d'écolier, Meaulnes n'a plus qu'une idée en tête : retrouver le domaine mystérieux et la jeune femme qu'il aime. Ses recherches restent infructueuses. Il s'en va étudier à Paris. C'est par hasard que son ami Seurel retrouve la piste de la jeune dame, Yvonne de Galais (la sœur de Frantz), dont le Grand Meaulnes est amoureux.



Une passion rêvée, mais impossible à vivre entre Augustin Meaulnes et Yvonne de Galais; un roman où se mêlent réalisme et féerie poétique.
Le glissement du réel à l’imaginaire est omniprésent dans le roman, dès le moment où s’amorce « l’aventure », avec un paysage sans cesse prêt à se transformer. Cette plongée dans l’imaginaire crée un espace labyrinthique, favorable à l’errance du héros, à sa quête initiatique.
J´ai lu finalement ce roman dans une édition abrégée que j´avais acheté il y a presque 30 ans. Tout arrive.

LOL (Laughing Out Loud) 2009

LOL ? Ca veut dire Laughing Out Loud - mort de rire - en langage MSN.
C'est aussi comme ça que les amis de Lola l'appellent. Pourtant, le jour de sa rentrée, Lola n'a pas le coeur à rire. Arthur, son copain, la provoque en lui disant qu'il l'a trompée pendant l'été. Et sa bande de potes a le don pour tout compliquer.
Tout comme sa mère, Anne, avec qui le dialogue est devenu impossible, et pas seulement parce qu'elle ignore ce que LOL signifie. Que ses parents aient divorcé est une chose. Qu'Anne traite son ado comme une enfant en lui mentant sur l'essentiel, par exemple sur le fait qu'elle revoit son ex en cachette ou qu'elle se fait draguer par un flic, en est une autre. De son côté, Anne se demande ce qui a bien pu arriver à sa douce petite fille.
De la fusion à la confusion, les relations mères-filles bouillonnent d'amour et de LOL.



Film très 5pa dans l´esprit de La Boum.
La musique, l´ambiance... Sophie Marceau, je l´m.

13.12.09

II Milla urbana Boadilla del Monte

Al fin llega el invierno, y esta mañana hacían falta guantes. Mis amiguetes del Club de Atletismo Alberto Juzdado de Boadilla se han encargado, sin embargo, de que el ambiente fuera caluroso. Gracias a su gran esfuerzo de organización hemos vivido una larga y preciosa mañana atlética.


A primera hora se animó Ilia a correr los 1.200m cadete. Eran poquitos y todos se han empleado con entusiasmo.


Un poco más tarde Aïnhoa salió con algunas amigas en los 400m alevín. Esto era ya una turba que arrasaba con todo. Haciendo pareja con Paula salieron en cola y, al tran tran, fueron controlando el esfuerzo para acabar adelantando a bastantes temerarios/as y acabar con fuerzas. Bonita experiencia.


Ya al mediodía, mientras corrían mujeres y senior, he calentado entre saludos y charlas con cantidad de colegas, tanto locales como de mi club majariego. Y a eso de las 13h hemos salido los +35. Ciento y la madre (137), todo un éxito.

Con el petardazo me he ido tras Matraco, que seguro que controla mejor que yo las carreras cortas. La primera recta, entre el pequeño lío de gente y la primera subida, no ha sido muy rápida. Mejor, que esto siempre acaba haciéndose más largo de lo que parece. Pero ha sido girar y en un suspiro Matraco ha salido disparado cuesta abajo. He decidido seguirle, adelantando unas posiciones a fuerza de zancada.
Y lo que es correr entre amigos. A cada momento aparecía un chándal rojiblanco animándome a voz en grito. Casi me daba un poco de vergüenza tanto agasajo y yo con mi equipación majariega. Acabando la recta iba el 18º. Aquí se me ve alcanzando a Mat, antes de girar y pasar por meta:


En la siguiente bocacalle llega el giro, y el arco avisa del comienzo de la segunda y última vuelta. Voy el 17º y Luismi Pasitos casi me arrolla con sus vítores.


Esta es la vuelta de verdad. Voy rápido pero todavía algo contenido, que la subida de allá al fondo asusta. Aún así veo que adelanto corredores de los que habían salido en el grupo de cabeza. En plena subida me cruzo con los primeros: en realidad, la mayoría no me lleva mucha ventaja. Esta vez sí tengo prisa para girar, así que me esfuerzo en adelantar a uno y coger así limpia la curva.

Con la bajada, estiro mi zancada y acelero. Sigo ganando posiciones. Pero enseguida es todo llano y la recta larga igual. ¡Ahora! Subo la velocidad todo lo que puedo y me concentro en intentar seguir adelantando corredores, uno a uno sin parar. Hago como si la meta estuviera al final de recta y tiro con todo. Voy ya muy delante, 10º y con fuerzas (aunque no lo parezca):



Faltan 200m. Me parece mentira cómo sigo alcanzando corredores: qué duro es el final de una milla con el cargador vacío. Aprieto el gatillo y por suerte quedaba 1 bala en la recámara. Adelanto a tres y entro limpio en el giro. Alberto Juzdado se para delante mío y decide animar en vez de sprintar: lo suyo es disfrutar y hacer afición, que a estas alturas ya va sobrado de victorias importantes.

Arranco para los últimos 70m y mientras vuelvo a adelantar veo que voy a entrar pegado al tercero y al cuarto (Manuel Asenjo). Llego a tope y contento:


Bonita carrera me ha salido, pues. 5º puesto corriendo de menos a más, muy bien llevado. Tampoco me atrevía a más, porque apenas he trotado nada estas 2 semanas desde el maratón. Así he llegado de descansado, je je.
A partir de esta semana, a retomar shuave shuave los entrenos. Otro buen rato entre amigos con la entrega de trofeos (Borja ganó la carrera senior) y a casa, que me estaba quedando al final helado. Felicidades de nuevo a mis amiguetes de la organización, que me han dejado impresionados.

30.11.09

32 Donostiako Nazioarteko Maratoia

Sufriendo y heladito en busca del km39 que nunca llega:


El 29N el Real volvió a perder con el Barça. Tras el cabreo por la derrota, no tardaron en consolarse acudiendo al socorrido método de magnificar los buenos detalles ninguneando el resto.


Esa misma mañana a mí me ocurrió lo contrario. Corrí el maratón de Donostia, sufrí muchísimo y se me fue en un cuarto de hora mi objetivo. Lo acabé autoanimándome a gritos, feliz y orgulloso de haberlo conseguido. Pero es hora también del análisis y la autocrítica. De la lección no bien aprendida que me había impartido el maratón en su edición finlandesa del pasado agosto.


Tras una preparación benevolente con mi cuerpo por el modesto kilometraje, al tiempo que llena de competiciones exitosas en distancias intermedias, me presento en San Sebastián relajado y confiado con el objetivo de redondear una gran temporada intentando la siempre difícil hazaña de correr un maratón en menos de 3h.




Salgo con mi amigo Carlos Payán. La táctica parece perfecta: empezar prudentes, recuperar un poco camino de la mitad, y la carrera dirá si quedan fuerzas al final para atacar marcas. Y así empezamos. La primera vuelta parece de trámite, coincidimos un poco con Landes y la solventamos fácil en 21:20. Fenomenal.





Al cruzar el estadio la bici con el cartel de 3h se pone en marcha justo detrás, y al poco nos empieza a engullir el gran pelotón. El problema es que ahora pasamos por calles estrechas, pivotes, arcenes. Esto es peor que París, y en vez de correr toda la atención está en no tropezarse con algo o con alguien. Pasamos por el Kursaal: km10 en 42:10. Muy bien.


Pero en el km 12 no aguanto más seguir así. Como nuestra intención era aumentar el ritmo poquito a poco, decido abrirme y adelantar al gran grupo para correr un poco más tranquilo. Primera decisión importante y a la postre equivocada, hubiera sido mejor todo lo contrario.





Me siguen Carlos y Leo. Cruzamos el túnel de Ondarreta y el viento da de cara. La intención es adelantarse e ir acercándose poco a poco al grupito que se ve por delante. Pero el estar en cabeza del grupo y acelerar muy suave provoca que la bici nos siga. Le digo al ciclista que no tire, que queremos hacer el corte.


Al final avanzamos por la avenida y acabamos dando caza a compañía más relajada. Pasamos el km15 en 1h03min. Han sido 5km a 4:10. Debería haberme dado cuenta de que era el momento de plantarse, pero aprovechando la inercia de la bajadita salgo a la avenida con ganas de estirar un poco más las piernas. Sin mirar atrás, voy cogiendo corredores y adelantando posiciones.


Por fin estoy disfrutando de la carrera. Con la sensación de estar disputando algo. Noto a Leo a mi izquierda, vaya carrerón se está marcando. Carlos debe seguirnos cerquita, hace bien regulando un poquitín. Km18 1:15:30. Nos dirigimos al centro.



Entre el km20 y el km21, pasando por San Martín y Easo, la animación es increíble. Mucha gente y enorme griterío. Mientras adelanto, dice uno a su colega: tranquilo, que luego se paga. Le doy la razón, pero es lo que me está pasando a mí. No puedo sustraerme a la emoción del momento y sigo tirando. Mis compis no parecen seguirme y voy lanzado al paso de la media: 1:28:21.

Llevo un ritmo bonito, disfruto corriendo así; rodeando Amara Nuevo voy camino del estadio, y mientras lo cruzo creo recordar que voy mejor que el año pasado. Miro para atrás y no consigo ver a los colegas, no deben andar lejos. De camino al centro llego al km25. Mientras bebo unos traguitos de agua consulto el reloj: 1:44:24. Estoy corriendo casi a 4:05 y, por primera vez, empiezo a pensar que me estoy colando.


Salgo a la Avda. de Sancho el Sabio y se me juntan dos cosas: el pensar que hay que aflojar un poquito el ritmo y el sentir que ya no puedo aguantar ese ritmo. Urbieta se me hace largo. Boulevard, Kursaal, ya no es como la primera vuelta: entonces iba contenido, ahora me fallan las fuerzas y me duele la cadera por todos los tendones.


En el km28, girando en la rotonda de Gros, distingo a Carlos: en breve me dará alcance. Las sensaciones van a peor y el ritmo declina inexorablemente. El km30 está en el Paseo de la Concha y un poco antes llega Carlos. Le digo que siga, que no hay nada que hacer. Que tampoco va él muy bien, me dice, y le veo alejarse poco a poco. En Ondarreta me pasa Leo y le doy ánimos, deseando que confirme la gran carrera que lleva.


El Antiguo, Tolosa, me arrolla y sobrepasa el grupo sub3h; apenas ni hago amago de intentar seguirles. El Infierno, Portuetxe, la frustración de querer y no poder. Me cruzo primero con Carlos y luego con Leo, que ya pasan bajando rápido hacia el km35. De mala manera llego a la rotonda y giro yo también. Consigo recuperar un poco el fuelle, como plátano, se me cae toda la bebida isotónica a la zapatilla y miro el reloj. Km35 2:29:13. Diez kilómetros de sufrimiento a 4:28. Y quedan siete.


Por un momento echo cuentas por encima y se me ocurre pensar que quizás sea todavía capaz de recuperarme y hacer 7km en media hora. Iluso de mí. La Avda. de Tolosa me devuelve a la realidad con toda la musculatura de las piernas en estado de alarma. Apenas puedo avanzar hasta que, llegando al km36, a la altura de la Universidad, es el vasto interno el que como casi siempre decide contracturarse.


Me quedo clavado. Imposible moverme. Llega una estudiante de fisio y me ayuda a tumbarme en el asfalto. Esto se acabó, como en Finlandia. En el mismo kilómetro. Veo pasar decenas, centenares de corredores, mientras esta encantadora chavala intenta revertir mi invalidez. Pasa Landes, que me anima. Bebo bastante agua y entre dos me levantan a pulso, no puedo doblar las piernas. Intento seguir, aunque sea andando. Poquito a poco consigo primero trotar muy muy suave y luego algo más ligero.


¡Avanzo! Con mucha paciencia me voy acercando a Ondarreta y La Concha. Me pongo la braga tapando cuello y cabeza, pues tengo frío. Con esfuerzo y dolor cruzo dignamente San Martín y Easo. Qué diferencia con la vuelta anterior. La afición hace milagros y enfilo hacia Amara. Por fin km40. Llevo ya 3h, y deseo que mis compis estén en meta. El percance me ha hecho emplear 31min en los últimos 5km. Quizá consiga llegar en diez minutillos más, el estadio se acerca.


Peeeero, la musculatura amenaza de nuevo con bloquearse. Es un querer y no poder. Lástima, porque de fuelle voy sobrado, podría ir charlando tranquilamente. Me veo obligado a ir más y más despacio, sabiendo que de un momento a otro volverá la contractura. ¡Auhhhh! Otra vez en el mismo sitio. Me apoyo en un coche y levanto la punta del pie, a ver si remite un poco. Imposible agacharme ni doblar la pierna.


Cuando creo que puedo intentarlo empiezo a andar de nuevo, y hasta andar es complicado. Pero esto es una carrera, así que entre gritos de dolor me pongo a trotar tirando de brazos para aliviar en lo posible lo traumático de los impactos. Alrededor del estadio el gentío es impresionante y esto va a ser sí o sí. Entre aplausos y gritos de ánimo rodeo el estadio.


Último kilómetro. Yo soy mi primer fan. Acompaso mis cortas zancadas con los continuos gritos de ánimo que me doy a mí mismo, apa…. apa…. apa…. apa…. Apenas veo, pues los ojos se cierran con el rictus contraído. De ésta llego. Busco la boca del estadio, me quito la braga de la cabeza y entro por la rampa.


No están llenas las gradas para recibir a los héroes, eso parece reservado para el equipo txuri-urdin, pero da impresión. Aprieto todo lo que puedo dando la vuelta a la pista, me empujo a gritos y enfilo la recta de meta. Lo voy a conseguir, 3 horas y 13 minutos de odisea. Levanto los brazos feliz, como si entrara ganador.


Veo a Carlos, que me espera tiritando. Ha bajado de 3h con holgura, nos abrazamos y rápido a buscar calor y alimentos. Leo también lo ha conseguido, genial. Al poco vemos a Poliloco, Landes, Loboaullador… todos contentos, y no es para menos. Han conseguido lo que perseguían, pero sobre todo acaban de vivir la indeleble experiencia de correr un maratón. Cada uno lo ha vivido a su manera, incluso de formas muy diferentes, pero todos sabemos de qué estamos hablando, de algo grande.



Aquí estamos pinter, jabo, poliloco, whitaker, vredaman, carlitros, landes, quique y loboaullador. Todo un plantel apoyando al pintxos aranzabal.

Mis felicitaciones a todos los amigos atletas, esa cuadrilla en constante expansión, que han conseguido hacer tan ameno como instructivo el largo periodo de preparación. Ale, y a pensar ya en la próxima.

16.11.09

10km Canillejas

Al fin llegó Canillejas, uno de los objetivos de la temporada. Aunque no he preparado esta carrera de forma específica, sino como parte del plan Maradonosti, me siento en gran forma y con confianza. Había quedado con Matraco para salir juntos e intentar correr por debajo de 37:30. Mi mejor marca en un 10mil ruta homologado data de la SanSilvestre Popular de 2006 (37:22) y ya va siendo hora de atacarla. Mañana nublada y fresquita, perfecta para correr.

Salida multitudinaria, no muy liada. Matraco sale como una bala y hago casi lo imposible para no perderle. El primer km es cuesta abajo, y no es fácil abrirse paso y correr a tope al mismo tiempo. 3:23. ¿Adónde vas, muchacho? Veo a Guti por mi izquierda, pillo a Matraco y callejeamos un poco hasta salir a la Avda. de Guadalajara. Ligera subida. Avanzo de un grupito a otro. Miro a ver si Matraco me sigue y le oigo gritarme que no le espere. Entre la cuestecilla y el susto de salir tan rápido me contengo un poco. Km2 3:50. Esto sigue subiendo y yo a lo mío, avanzando. Coronamos y enfilamos Gª Noblejas camino del km3 3:40. Al poco giramos para el gran bucle de la Avda. de Arcentales, donde creo que debe ser esta foto, se me ve en el medio, al fondo, con la nueva equipación txuri-urdiñ y las tradicionales gafas:



Adelanto al grupo, pero ahora el siguiente está lejos, así que toca hacer de enlace. Mientras tanto se nos cruzan los primeros, qué caña, y enseguida veo a Borja, casi sólo, por delante de la elite femenina. Sube rapidísimo, apretando los dientes y concentrado en el esfuerzo; todo un ejemplo. Eso me anima y me veo haciendo 3:29 en el km4. Sigo tirando todo lo que puedo, sin apenas reservar, pues predominan los tramos en ligera bajada. Paso del avituallamiento. Se ve al fondo el estadio de la Peineta y llego al final de la avenida para girar y subirla. Nada más girar hago un nuevo esfuerzo y alcanzo un grupito. Km5 3:35 para un total de 17:59 (no está nada mal, pues mi mejor 5mil en pista es 18:00).

Ahora sí decido pegarme a ellos y no moverme de allí. Se avecina el tramo más duro y hay que ser prudente, queda lo más difícil. Km6 3:42. El 7º km se hace larguísimo, no llegamos nunca arriba y la pendiente es cada vez más pronunciada. Aparecen las primeras dificultades y me concentro en seguir con mi grupo y en distraerme un poco mentalmente. Así que al fin coronamos. Km7 4:00. Nos reincorporamos a Gª Noblejas y se agradece el terreno llano, pero las piernas ya no van tan frescas. Sigo dejándome llevar, más que nada porque no tengo más fuerzas que mis ocasionales compañeros. Giro a la derecha para llegar pronto al km8 en 3:31. Muy buen ritmo, a pesar del cansancio. Si tengo en cuenta que el perfil que resta es más bien favorable, me veo para aguantar sin pinchar. Así que aupa, esto va bien.



Lo que era un grupillo en realidad ya se reduce a 2 juiciosos chavales que llevan una estrategia modélica, así que sigo y sigo con ellos. Km9 3:29. Fenomenal. Ahora bien, no tengo ni idea de la previsión de marca. Hace mucho que me hice un lío con los cálculos mentales, sólo sé que debo ir bien para bajar de 37min, que sería la leche. Venga, esto está a punto de acabar. Allí a lo lejos se ve un arco a la entrada de una curva. No creo que sea el de llegada, pero poco le tiene que faltar. Al acercarnos la calle se empina un poquitín, pero con las últimas fuerzas nos parece un cuestón. Aumento el ritmo con lo que me queda y me pongo delante:



Miro el reloj no sé para qué, y al poco se gira y ya veo el arco de meta.


Ahora sí hay reloj oficial. Aprieto los dientes y tiro con todo, aunque de fuera nadie diría que intento esprintar, no hay más que ver el video:





Y el reloj canta 36ypoco. Uauh, venga ya. 3:30 el último km y... ¡36:09! tiempo neto. Pero qué monstruo, chaval. Qué carrerón. Esto no entraba ni en mis mejores previsiones. Como todavía hay poca gente por meta, veo enseguida a Guti (35:47) y a Borja (32:06). Les felicito, me recupero pronto, y a disfrutar mientras van llegando los colegas. Enseguida veo a Matraco (37:33), Pino (37:15), ZR (37:24), JF (37:07)... todos ellos a grandísimo nivel. Me ha gustado mucho el recorrido, el ambiente, incluso la météo ayudó. Ale, a celebrarlo.

10.11.09

Cto. Madrid Cross Corto Veteranos


Parque de S. Blas en la Avda. de Arcentales. Otra típica mañana madrileña, fresquita y soleada. Algo de viento. El club Suanzes acoge este campeonato provincial individual de cross corto para veteranos. Mientras corren las demás categorías conozco a Matraco, con quien paso el rato charlando y calentando. Cuando al final nos toca nos acercamos a la multitudinaria salida (98 participantes), dispuestos a recorrer 3.600m en tres vueltas por este parque estrecho y largo. Suerte y al toro.

Como era de esperar, la salida es un poco caótica. Mucha gente, mucha prisa y un sendero estrecho. A veces ladeando por la hierba, en ocasiones girando para subir un repecho, casi siempre por largas rectas de tierra.
Yo salgo fuerte y hasta que el cuerpo aguante. Con las prisas voy dejando a algunos atrás:


Tras la primera vuelta me parece imposible mantener el mismo ritmo dos vueltas más, pero en esto aparece Manuel, que se había quedado taponado en la salida. Entre que acaba de pasarme y decide irse se nos pasa casi la segunda vuelta entera, con lo que no hay tregua.

Como la tercera vuelta es ya la última, pues ya es tarde para bajar el pistón. Me adelanta uno en la contrarrecta y me pego a él para que me mantenga a ritmo. Tras la bajada en curva abordamos la última recta. Me pongo a su lado para ver qué tal anda de fuerzas para el sprint, pero no reacciona, así que acelero poco a poco y me voy sólo hacia meta. Los siguientes por delante ya están muy lejos. Entro muy bien. Buena carrera, estoy en forma.
Resultado: 4º vet M45.
Y el domingo que viene... Canillejas. Agur.